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Toujours ouvert et curieux de mes semblables, m’approchant progressivement et précautionneusement, j’essayais de saisir leurs images avec mon appareil. Ensuite, plus téméraire, je les disposais tel un metteur en scène afin de surprendre leurs réactions sur la pellicule. En 1980, c’est le même chemin que je suivais avec la peinture : Je plaçais dans un décor choisi des personnages interchangeables. Au fil des ans, j’ai développé plusieurs techniques : c’elles de la gravure ( xylogravure, sérigraphie, linogravure ) , du dessin, de l’aquarelle, l’huile, l’acrylique, les pigments et dernièrement le numérique ». NIK peint les gens humbles,les hommes au travail. Sans lyrisme, sans ironie, mais avec un infini respect et une immense tendresse. Ce qui se traduit au niveau formel par une grande économie de moyens, un refus de la théâtralité et, enfin, des couleurs tendres. Si vous troquez le béret pour une casquette, ou changez le décor, alors vous aurez le sujet du tableau, l’éternel humain dans sa diversité. Il s’agirait donc bien plutôt d’un manifeste humaniste, à la fois serein et joyeux, d’une joie non exempte de tristesse (la solitude d’abord, et aussi la douloureuse conscience de l’ambivalence humaine). Claude Eloi |
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